Alors alors.

Le Kokob, restaurant éthiopien à deux pas de Saint Géry. Alors bon, les blagues genre « Vous avez partagé un grain de riz ? Et comme boisson de l’eau sale ? » Ne cherchez pas, elles ont déjà toutes été faites ! 😀  Bon perso, la cuisine éthiopienne je ne connaissais pas du tout, donc je me suis dit qu’il était temps de tester.  Premiers arrivés, nous avons le temps d’observer un peu le décor. Ca mêle sobre et ethnique, quelques détails sympas mais le tout manque un peu de luminosité. Allez, un p’tit 7/10 parce que même si l’accès aux banquettes est un peu acrobatique, les tables sont assez espacées pour qu’on n’entende pas les discours de ceux d’à côté.

A peine assis par contre, un petit cocktail de bienvenue. Ca fait plaisir, et en plus c’est bon. Bon point. Une petite verrine de soupe suit assez rapidement, ça décore, mais la saveur n’y est pas. Dommage. Niveau rapidité du service, ça va assez vite une fois tout le petit groupe présent. Les serveurs sont sympas, mais peut-être un peu trop. Je ne suis pas pour 36 000 politesses hypocrites, mais la serveuse qui tutoie, ça fait tache.

La carte quant à elle a l’air plutôt bien fournie, mais les traductions ne seraient pas superflues, j’ai pas pris Éthiopien en troisième langue. Bon on ne se casse pas la tête, on prend un truc de groupe en choisissant juste les viandes et la quantité de plats piquants et hop. Ca arrive assez vite aussi, le serveur nous explique ce qu’on a et comment le manger. (Après une petite erreur dans la commande, mais bon, ça arrive.) J’insiste sur le comment. Eh oui, pas de couverts. A la place, on vous amène un panier de petits rouleaux de crêpes. Le but est d’en prendre des petits morceaux et de s’en servir pour prendre les différents mets sur le plateau.

Niveau  goût ? C’est pas mauvais, mais ça casse pas trois pattes à un canard. (J’ai toujours adoré cette expression :-D) Allergiques aux épices s’abstenir, ça pique un peu. Et bon, y’a plus classy comme façon de manger, à réserver pour une soirée entre potes. Par contre au niveau de la crêpe (Injera), c’est fait pour ne pas avoir de goût, mais c’est surtout fort acide.. Pas très agréable donc. Après avoir assez mangé, Florence et moi optons pour un dessert. Une carte très peu fournie, qui nous déçoit franchement. Tout comme ce qui se retrouve dans notre assiette en fait. Un supplément pour avoir un peu de glace industrielle histoire d’accompagner un moelleux au chocolat plutôt sec, je trouve ça un peu limite. Déception de plus donc. Un piètre 5/10.

A la fin un petit cocktail aussi, bien que je ne me souvienne plus si ce sont les alcolos ( 😀 ) d’à côté qui l’ont pris ou si c’est cadeau de la maison. Un petit 6/10 pour le service. Niveau prix, on a pris le menu à 25€ (3 plats de viande, 3 plats de légumes) sans les boissons. A côté, 32€ pour la même chose avec 1/2 bouteille d’eau et 1/2 bouteille de vin. Avec un coca et le dessert, j’en ai eu pour un peu moins de 35€. Un peu cher pour ce que c’est, à ce prix là je préfère aller manger des tapas… 4/10 pour le rapport qualité prix.

Ça nous mène donc à une moyenne de 5,5/10 pour ce restaurant. En gros, c’était sympa à découvrir, mais je doute y retourner. Je n’ai pas particulièrement flashé sur cette cuisine, peut-être qu’avec des Injera moins acides, ou en prenant un plat individuel, mais je doute avoir la réponse de moi même !

Kokob,
Rue des Grands Carmes, 10
1000 Bruxelles.

Crédit Photo : Sabbe Aurore.

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