Vu l’absurdité de l’expérience du jour et la probabilité que ça arrive à l’un ou l’une d’entre vous, je me suis dit qu’un blogpost serait d’utilité publique.

Je vous plante le décor : une commande sur ebay venant de Chine, classique, un paquet que l’on suit sur le site adéquat, jusque-là tout va bien. Et puis paf, ça fait 2 semaines que le colis est bloqué au même endroit sans raison. Ça arrive, on patiente. Et là repaf, plus de colis sur le site. C’est que c’est arrivé se dit-on (naïvement) ! En effet, c’est arrivé.. mais surprise… (suspense insoutenable toussa) on trouve une lettre de la DSV dans sa boîte.

« La DS quoi ? » me direz-vous, parce que personne n’a jamais entendu parler de ce truc (si ?). Bonne question, pas de réelle indication. Il est temps de lire la lettre, et là on se rend vite compte qu’il va falloir la relire au moins 4 fois avec l’aide d’un avocat (TUONS L’AVOCAT ! Ah non, pas tout de suite.) pour bien comprendre le tout.

Mais c’est pas fini. Au fur et à mesure, on se fait un peu traiter comme le pire criminel du monde. Genre on a OSÉ acheter un truc sur ebay, sans payer les frais de douane (qu’on aurait bien gentiment payé si on en avait eu l’occasion). On continue notre lecture, et là on a droit à un passage incompréhensible censé nous donner la somme à payer. Je cite :

Les droits et taxes de douanes ainsi que les frais pour l’accomplissement des formalités douanières requises sont à votre charge.

De plus, l’irrégularité/infraction relevée par les services douaniers entraîne automatiquement la perception dans votre chef d’une amende douane et d’une amende TVA. A titre informatif, cette amende s’élève à 2x le montant des droits de douanes et 50% du montant de la TVA due. Sachez que normalement l’amende est calculée de la manière suivante: 2x le montant de la TVA et 10x le montant des droits d’entrée. Cependant, les services douaniers étant bien au courant de la problématique des colis postaux ont décidé d’infliger des amendes réduites a 2x le montant des droits d’entrée et 50% du montant de la TVA.

Ahin. Ok. Et donc, c’est trop cher de nous annoncer la somme à payer ? Ou il faut payer des frais pour le savoir ? De plus, absolument aucune information quant au potentiel bénéficiaire de ces frais n’est fournie. Il est écrit que l’on peut s’acquitter de la somme due pour permettre la libération du colis qui devrait donc prendre ses petites jambes et venir jusqu’à nous. C’est sûrement possible en théorie, mais à vous de trouver les informations nécessaires pour effectuer le dit payement. Soulignons aussi le petit passage nous signalant que la DSV nous fait un petit cadeau, parce que bon, faudrait pas qu’on ait envie d’aller foutre le feu à leurs bureaux quoi.

Il est, je cite, « également possible de venir payer ces frais sur place et de récupérer le colis par la même occasion ». Également possible ? Il n’y a pourtant aucune trace d’une quelconque autre solution. Bon bref, on se dit qu’on va gentiment prendre nos petites jambes à nous et aller jusque-là. Enfin essayer, puisque la seule adresse nous étant fournie étant un code de building, apparemment dans le complexe Brucargo. Je veux bien qu’il faut être autonome dans la vie toussa, mais une réelle adresse ainsi qu’un numéro de téléphone ne serait pas de refus. Numéro de téléphone que l’on cherche, que l’on appelle pour qu’on nous dise que « la personne en charge n’est pas là, débrouillez-vous«  (#truestory). D’aaaaaaaccord. Après quelques recherches on trouve l’adresse de ce fichu truc, on se rend sur place et là.. On se rend compte qu’on n’est pas au bout de nos peines. On a fait 3 fois le tour du truc pour trouver l’entrée (extrêmement bien indiquée..) ainsi que le bâtiment correspondant.
Arrivés sur place, on nous dit d’attendre sans plus de formalités. On vient ensuite nous chercher pour nous emmener dans un petit bureau, avec un employé qui nous alpague en Néerlandais, sans prendre la peine de s’informer de notre langue usuelle. Bref, le gars n’est pas de mauvaise volonté, on passe. Bien qu’on se demande à quel moment les flics vont débarquer. Il demande la preuve de payement, fait un rapide calcul (enfin, rapide,..) et nous dit d’aller payer dans un autre bâtiment à l’autre bout de Brucargo et puis de revenir chercher le colis. Bon.

Le bâtiment atteint (son d’accomplissement de quête dans Zelda), on doit trouver le « Loket 23 ». Bonne chance. C’est limite s’il ne faut pas tuer un dragon sur le chemin tout en contournant le Cerbère et en évitant de croiser le regard de Médusa pour y arriver. Coup de bol, on trouve ce fameux guichet au bout d’un couloir complètement vide. Là, rebelotte un bon quart d’heure pour que le gars nous fasse payer un montant pourtant indiqué en clair sur le papier. Petit moment de panique en voyant qu’il est exactement 10h59. Eh oui, ce « service » n’est opérationnel que de 9h à 11h. Pas plus. Je vous l’ai dit, il faut vraiment le vouloir son colis.

On retourne à l’autre bâtiment à toute vitesse, sans oublier le biscuit pour Cerbère et les souris pour Médusa, et hop, nous y voilà. On peut enfin leur donner la preuve de payement pour récupérer notre colis  (rebruit de Zelda) après avoir regardé l’employée faire 36 allers/retours en vain. Elle nous remet enfin le précieux. TADAM. Challenge completed ! *jingle*

Et encore, heureusement qu’on habite relativement près du truc et qu’on a un moyen de locomotion, sinon ça nous aurait pris facile 2h de plus. Vraiment, heureusement que les employés étaient de bonne volonté, parce que c’est vraiment à s’arracher les cheveux cette histoire. Une lettre incompréhensible, des informations inexistantes, un système alambiqué et surtout, aucune autre solution. En gros si tu veux ton colis, t’as intérêt à chômer ou à avoir un patron sympa. Je crois qu’on a atteint le sommet (ou plutôt le fin fond) des dysfonctions administratives. GG mec !

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